Fécondation in vitro avec microinjection intracytoplasmique d’un spermatozoïde (ICSI)

FIV avec microinjection intracytoplasmique d’un spermatozoïde (ICSI)

Cette technique consiste à inséminer un ovule en y micro-injectant un spermatozoïde.
Dans le cas de l’ICSI, on ná besoin que d’un spermatozoïde par ovule, alors que, dans les autres cas, il en faut entre 50.000 et 100.000.
CHEZ EUGIN, NOUS UTILISONS CETTE TECHNIQUE DANS LA PRESQUE TOTALITÉ DES TRAITEMENTS DE FÉCONDATION IN VITRO.
2 à 5 jours 2 à 5 jours

Obtention d’ovules
On stimule les ovaires avec des hormones (dose journalière) afin de produire des ovules. On procède au suivi.

Extration des ovules
Par aspiration, sous sédatif. La patiente peut reprendre une vie normale deux heures après.

Préparation du sperme
On sélectionne les spermatozoïdes mobiles.

ICSI
Par micro-injection intra-cytoplasmique, un spermatozoïde est introduit dans chaque ovule.

Les ovules fécondés se transforment en embryons prêts à être implantés dans l’utérus.

Transfert
On en sélectionne 2 ou 3, puis on les introduit dans un fin cathéter, que le gynécologue conduit jusqu’au fond de l’uterus.

Cryo-préservation
Les embryons non transférés sont congelés dans de l’azote liqude et conservés dans la banque d’embryons préalablement identifiés.

Si la grossesse ne se produit pas, ils pourront servir lors de cycles ultérieurs.

Fécondation in vitro avec microinjection intracytoplasmique d'un spermatozoïde (ICSI)
A

Obtention d'ovules. On stimule les ovaires avec des hormones (dose journalière) afin de produire des ovules. On procède au suivi

B

Extraction des ovules. Par aspiration, sous sédatif. La patiente peut reprendre une vie normale deux heures après
C

Préparation du sperme. On sélectionne les spermatozoïdes mobiles
D

E

F

Transfert. On en sélectionne 2 ou 3, puis on les introduit dans un fin cathéter, que le gynécologue conduit jusqu'au fond de l'utérus
G

Cryo-préservation. Les embryons non transférés sont congelés dans de l'azote liquide et conservés dans la banque d'embryons préalablement identifiés. Si la grossesse ne se produit pas, ils pourront servir lors de cycles ultérieurs

Cette procédure est appelée ICSI d’après son acronyme anglais (Intra Cytoplasmic Sperm Injection) et consiste à inséminer chaque ovocyte au moyen de la microinjection d’un spermatozoïde à l’intérieur de celui-ci (cytoplasme).

L’ICSI est un complément de la fécondation in vitro conventionnelle. Les étapes précédant et suivant l’insémination sont exactement les mêmes (la stimulation ovarienne, la ponction folliculaire et le transfert des embryons), seule la technique d’insémination varie. Grâce à cette technique, l’économie de spermatozoïdes est évidente, puisque seul un spermatozoïde est nécessaire par ovocyte, tandis que dans une FIV conventionnelle, le nombre de spermatozoïdes nécessaires est de l’ordre de 50.000 à 100 000. Les progrès dans le traitement de la stérilité masculine ont été considérables depuis l’application de l’ICSI.

L’insémination par ICSI a commencé à être développée en 1992 et elle a été conçue à l’origine pour des cas de stérilité masculine d’origine inconnue ou lorsque la FIV conventionnelle n’est pas praticable. Par exemple, au cas où l’on dispose d’un nombre très faible de spermatozoïdes dans le sperme (oligozoospermie sévère) ou si ceux-ci présentent une très mauvaise mobilité (asthénozoospermie sévère). Dans notre centre, et sauf contre-indication, nous pratiquons l’ICSI dans 99% des cas.

ICSI procedure

Contrôle et stimulation des ovaires

1. Contrôle et stimulation des ovaires

On stimule les ovaires en administrant des hormones (folliculostimuline FSH et, dans certains, lutéostimuline LH), et on contrôle le déroulement du cycle avec des écographies jusqu’à ce que le nombre et la taille des follicules soient appropriés (il suffit d’un follicule pour cette technique). C’est à ce moment-là, grâce à l’administration d’une autre hormone qui imite la LH (ou lutéostimuline), celle qui induit naturellement l’ovulation, que l’on provoque la libération de l’ovule.

. Extraction des ovules et fécondation in vitro

2. . Extraction des ovules et fécondation in vitro

L’extraction des ovules se fait par ponction et aspiration des follicules. C’est un procédé qui requiert une anesthésie par sédation. Une fois extraits, les ovules sont conservés quelques heures dans un milieu de culture, tandis qu’on prépare le sperme en isolant les spermatozoïdes mobiles. Les ovules sont « dénudés », c’est-à-dire qu’on enlève la couronne de cellules qui les entourent, puis on injecte un spermatozoïde dans chacun d’eux.

Transfert

3. Transfert

Le lendemain de l’extraction et de l’ICSI des ovules, on sait combien d’entre eux ont été fécondés. Les 2 ou 3 jours suivants, ces ovules fertilisés se transforment en pré-embryons prêts à être transférés dans l’utérus.

Le jour du transfert, on sélectionne les pré-embryons qui présentent les meilleures caractéristiques de développement. La loi nous autorise à transférer jusqu’à 3 embryons, mais le nombre moyen le plus habituel est de 2.

Les pré-embryons, introduits dans un cathéter très fin, sont conduits par le gynécologue jusqu’au fond de l’utérus. L’anesthésie n’est pas nécessaire. Sur les pré-embryons transférés, généralement un seul s’implante ; il faut toutefois savoir qu’il peut arriver que plusieurs le fassent, donnant alors lieu à une grossesse multiple.

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4. Cryopréservation

Les pré-embryons qui n’ont pas été transférés sont congelés dans de l’azote liquide (cette cryopréservation est connue sous le nom de vitrification), après quoi, convenablement étiquetés, on les stocke dans la banque d’embryons. Ils pourront être utilisés lors de cycles ultérieurs si la première tentative n’est pas fructueuse. Évidemment, le traitement de préparation de l’utérus pour un transfert d’embryons congelés est beaucoup plus simple puisque la stimulation et l’extraction d’ovules ne sont pas nécessaires.

Dernière mise à jour: mai, 2015
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