“La transmission de maladies génétiques comme la bêta-thalassémie peut être évitée sans avoir recours à la modification génétique d’embryons”

Le Dr Rita Vassena nous explique quelles sont les alternatives légales, en Espagne, comme le diagnostic génétique pré-implantatoire ou la réalisation d’un test diagnostic

La revue Protein Cell a récemment publié une étude scientifique qui explique la première tentative de modification génétique d’embryons dans le but d’éviter la transmission de certaines maladies génétiques. L’étude, réalisée en Chine, prétendait éliminer le gène causant la transmission de la bêta-thalassémie. Le Dr Rita Vassena, directrice scientifique chez Eugin, nous explique pourquoi il n’est pas nécessaire d’avoir recours à la modification génétique d’embryons, une technique qui, en Espagne, n’est pas autorisée.

La modification génétique d’embryons pour éviter la transmission d’une maladie héréditaire comme la bêta-thalassémie se pratiquera-t-elle en Espagne ?

En aucun cas : la recherche menée en Chine est une pratique qui ne pourrait être réalisée ni en Espagne ni en Europe. Non seulement, elle n’est pas autorisée par la loi –la législation espagnole stipule clairement ce qui peut être fait en matière de recherche avec des embryons, et la modification génétique n’est pas possible – mais elle n’est pas nécessaire étant donné que la transmission de la bêta-thalassémie peut être évitée grâce à d’autres moyens.

Comment, par exemple ?

Il existe un test de dépistage des maladies génétiques grâce auquel, par le biais d’une prise de sang réalisée chez les deux géniteurs -ou bien chez le père et chez la donneuse, dans le cas de traitements avec don d’ovules- on peut détecter la présence de maladies génétiques graves, comme la bêta-thalassémie, la fibrose kystique ou le syndrome du X fragile.

Les deux membres du couple sont-ils soumis au test ?

Dans le cas de traitements où l’on utilise les ovules d’une donneuse, seul le père doit y être soumis, étant donné que chez Eugin, toutes les donneuses d’ovules sont soumises à ce test. En fait, Eugin a été le premier centre de PMA en Europe à appliquer une analyse de ce genre à toute sa banque de donneuses.

Si l’on détecte le gène qui cause la maladie chez les parents, comment minimise-t-on le risque de transmission sans avoir recours à la modification génétique d’embryons?

Nous sommes très attentifs aux cas éventuels de couples porteurs de ce type de gènes. Si les deux membres du couple sont porteurs, il existe la possibilité d’avoir recours au diagnostic génétique pré-implantatoire, une technique parfaitement légale en Espagne, offrant d’excellents résultats, et qui permet de sélectionner les embryons et de réduire, de manière significative, le risque de transmettre des maladies génétiques aux futurs bébés.

Et dans le cas d’un traitement avec don d’ovules ?

On applique ce que l’on appelle le matching génétique, c’est-à-dire que l’on compare l’information génétique du père avec celle de la donneuse, et on réalise un assemblage ne comportant pas de risque de transmission de maladies génétiques héréditaires.

Dans le cadre du pari évident d’Eugin pour la recherche, quels types de travaux scientifiques sont réalisés avec les embryons ?

Eugin dispose d’une ligne de recherche avec l’Université de Leeds, au Royaume-Uni, précisément centrée sur l’étude d’embryons dans le but d’améliorer les résultats des traitements de PMA. Les embryons qui sont observés lors de ces recherches sont issus de géniteurs ayant suivi un traitement précédent et qui ont décidé –librement et conformément à la loi- de les céder à la recherche.

2019-06-19T10:33:48+00:0030 avril 2015|Témoignages|
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